01/10/2007

The Police


The Police prend d'assaut le Stade de France

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"Roxanne", "Message in a bottle", "Every breath you take"... Le Stade de France va résonner samedi et dimanche du son des tubes de The Police, le trio emmené par Sting, dans le cadre d'une tournée mondiale de reformation que les fans attendaient depuis plus de vingt ans. Le dernier concert donné par Sting en France remonte à février. Il avait présenté salle Pleyel à Paris sa version des "lute songs" (chansons au luth) de John Dowland, compositeur anglais du XVIIe siècle. Samedi et dimanche, la mélancolie élisabéthaine de Dowland cèdera la place à l'hystérie rock dans le coeur du public de l'immense Stade de France.

Mais le saut dans le passé sera presque aussi vertigineux, tant The Police a été l'un des groupes phares des années 80. Sa reformation semblait donc inenvisageable il y a quelques mois. Les 79.000 billets du concert de samedi avaient d'ailleurs trouvé preneurs en une heure et demie à leur mise en vente en mars, motivant l'ajout d'une deuxième soirée. The Police a annoncé sa reformation en février à Los Angeles. Le prétexte était le trentième anniversaire de sa création. Curieusement, le trio composé de Sting, qui fêtera ses 56 ans mardi, du batteur Stewart Copeland, 55 ans, et du guitariste Andy Summers, 64 ans, ne s'était jamais officiellement séparé.

Mais les tensions avaient conduit à son éclatement en 1984 après la tournée mondiale de l'album "Synchronicity", malgré des retrouvailles avortées en 1986. Cette tournée 2007 a débuté le 28 mai à Vancouver, au Canada, et s'achèvera en Australie en février. Copeland avait fait frémir les fans après les premiers concerts fin mai, en qualifiant sur son site internet le groupe d'"incroyablement nul" sur scène et "complètement à la rue". Les choses se sont arrangées depuis, malgré les sarcasmes d'un autre vétéran, le chanteur des Sex Pistols Johnny Rotten, qui a récemment traité Sting et ses compères de "vieilles carcasses molles et mortes".

The Police naît à Londres en 1977 à l'initiative de Copeland, un Américain fils d'un agent de la CIA. Il recrute un bassiste de jazz de Newcastle, Gordon Sumner, surnommé Sting (le dard) car ses pulls jaune et noir lui donnent l'air d'une abeille. Leur premier guitariste est un Français, Henry Padovani, qui sera vite rejoint puis remplacé par Andy Summers. Né de la mouvance punk, The Police a connu la consécration mondiale grâce à un mélange particulier de rock, pop et reggae, déjà parfaitement illustré par "Roxanne", son premier single dans sa formation définitive (le tout premier, "Fall out", avait été enregistré avec Padovani). Pourtant fondateur du groupe, Copeland a vite été dépassé par les talents d'auteur-compositeur de Sting, ce qui explique en partie les tensions qui ont toujours existé au sein du trio.

The Police s'est quitté fâché en 1984 après cinq albums et en pleine gloire: "Every breath you take", tirée de "Synchronicity", était devenue la première chanson à être diffusée plus d'un million de fois par les radios américaines depuis "Yesterda y" des Beatles. La première partie de The Police sera assurée samedi et dimanche par Fiction Plane, le groupe de Joe Sumner, le fils de Sting. Quant à Andy Summers, il expose, dans les locaux parisiens de la radio partenaire des concerts, les photos qu'il a prises dans l'intimité du groupe au début des années 80. Ces clichés sont rassemblés dans le livre "I'll be watching you - Inside The Police" (Taschen).
  

11:46 Écrit par STAR dans Biographies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the police |  Facebook |

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